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Le Dakar en Guinée

Incroyable mais vrai. La Guinée, proche et méconnu voisin du Sénégal, du Mali, de la Mauritanie, de la Côte d'Ivoire... et de l'Océan Atlantique... La Guinée avec ses chemins de terre, de couleur ocre... Le Fouta Djalon, qui ne connaît pas ou très peu le goudron, où les nouvelles technologies se limitent à des puits et des maisons alimentées soit à l'énergie solaire, soit au groupe électrogène.

Le Fouta Djalon, aux collines magnifiques, aux cascades inoubliables, au vert prédominant...

J'imagine l'excitation du spectacle apporté par une "machine" aussi grosse que le Paris-Dakar. J'imagine bien, la voiture là-bas, il vaut mieux que ce soit un bon 4x4...

Un jour heureux ? Un jour triste. Un garçon de 10 ans s'est fait percuté par un véhicule concurrent.

Alors certes oui, j'étais bluffée de voir pour la première fois dans ma vie, le nom de la "Guinée" et de "Labé" prononcé ou cité dans les médias français. J'aurai souhaité que cela soit pour une raison plus honorable, plus réjouissante, plus agréable que la mort d'un enfant. Sans doute imprudent, sans doute inconscient du danger, mais mort quand même.

Alors quand j'entend le directeur de la course dire :"Je ne sais pas ce qu'on va faire... on va revoir les tracés...". Ok, je sais que la raison du Dakar, du moins l'esprit, c'est aussi la proximité avec les habitants des villages et terres traversées.

J'espère quand même qu'ils ont pensé à faire un geste envers la famille endeuillée. La Guinée est un pays pauvre. A cet âge-là, si le gosse n'est pas scolarisé, il aide à la maison, travaillera aux champs, surveillera les bêtes... Ca ne ramènera pas le gosse de filer de l'argent, mais au moins de montrer une marque de soutien, d'être vraiment désolés de ce drame. C'est pas grand-chose, mais devant une telle débauche d'argent que représente le Dakar, ne pas faire un pas vers ces Guinéens serait le plus grand mépris à démontrer, sous prétexte que "la course doit continuer".

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