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Plus jamais la même



Cette année est passée comme un éclair, et pourtant, il s'en est déroulé les choses.
Je l'ai débuté avec quelque chose que je devais résoudre. Des soucis de santé qui m'ont obligé à me recentrer.
Jusqu'à 5 minutes avant de m'endormir sur la table, je pensais que j'allais mourir là, l'impression d'avoir bien vécu, d'avoir eu mes accidents de vie, de ne pas avoir eu le temps de faire la paix avec tous et avec tout.
C'est étrange cette sensation que tout va s'arrêter, alors qu'objectivement il n'en est rien. Tout est dans la tête.
La dernière chose à laquelle j'ai pensé avant de m'évanouir, c'était la personne que je serai en me réveillant. Plus jamais la même.

Je ne le savais pas encore mais cet événement, et puis la convalescence qui a suivi, ont été fondateurs de la personne que j'ai été pour le reste de l'année.
Déjà, l'intuition que le bonheur n'est pas totalement dans le travail, et que je devais toujours remettre le point d'interrogation sur mes motivations intrinsèques.
Cette épreuve m'a aussi fait prendre conscience de l'importance et de la futilité des relations. Se concentrer sur l'importance, fuir la futilité voire la nuisance. On vit trop peu de temps pour s'ennuyer avec des sentiments non réciproques.

J'étais une vraie gloutonne de l'argent, à accumuler tant que faire se peut, comme si j'allais toujours manquer. Le risque de manque n'est plus d'actualité, mais la faim est toujours là. Je cherche à changer cette relation, pour privilégier mon envie de reprendre le contrôle de mon temps. On vit trop peu de temps pour en perdre.

L'inéluctable dans une vie refait surface. Les parents qui vieillissent, la santé pas toujours au rendez-vous, le temps qui avance inexorablement sans arranger l'affaire. Il va falloir faire avec, faire au mieux, soutenir, accompagner. En écrivant ces mots, j'ai du mal à contenir mon émotion, mais il parait que c'est le jeu. On n'est jamais prêts pour.

2018 est passé comme un éclair. Dans les réjouissances, j'ai repris le sport, je souffre de plaisir avec un coach qui me le rend bien. Je suis en train de changer de travail, pour me rapprocher de la formation, du mentorat. Me rapprocher de l'humain et l'aider, s'il le souhaite.

Des voyages il y en a eu, un peu. Porto en avril, Dieppe début mai, le Cap Vert en juin (Boa Vista). Toujours dépaysant, étonnant, marquant.

Des expos aussi. Mali Twist à la Fondation Cartier en février, Basquiat / Schiele à la Fondation Louis Vitton

Mes 3 films préférés au cinéma : Black Panther, Call Me By Your Name, A Star is Born.

2018 se finit, en avant 2019. Envoie-moi du neuf.

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Vous qui passez sans me voir

J'ai un peu cette tendance à venir rallumer la lumière quelques jours par ici, en fin d'année... et laisser quelques traces de mon contexte temporel. Puis repartir.
En fait, je continue toujours à écrire, les réseaux sociaux sont mon nouveau support, tant ceux-ci répondent à la fugacité et à la concision que je recherche.
Souvent, écrire ici me demande un peu plus de calme, de tempérance, de consistance. Et j'avoue, j'ai du mal à me laisser ce temps.
Je m'éparpille tellement par ailleurs, je ne sais pas encore ce que je pourrai faire de cet endroit.
En tout cas, vous qui passez sans me voir, j'espère que tu vas bien.


Toto Feat Cheryl Lynn - Georgy Porgy

George Michael - Older

Et nous vieillissons aussi.